Du jeudi 28 juin au dimanche 1er juillet, le festival accueille une ribambelle de stars à Clermond-Ferrand : OrelSan, Jain, Étienne Daho, Ibeyi, Brigitte, Eddy de Pretto, Lomepal et plein d’autres. L’objectif est toujours le même. Les organisateurs utilisent la résonance de cette manifestation pour promouvoir des artistes européens en devenir. Rencontre avec François Audigier, programmateur d’Europavox Clermont.

PressNut News: Quelle est la particularité d’Europavox par rapport aux autres festivals de musique ?

François Audigier : Depuis 13 ans, c’est un festival qui cherche à présenter le meilleur de la scène européenne tous styles musicaux confondus. Nous ne sommes pas un festival de showcase dont le but est de présenter des artistes à des professionnels. Nous avons fait le choix d’associer des têtes d’affiche avec des chanteurs inconnus.

Quelles sont les nouveautés de cette édition 2018 ?

Nous passons au total plein air cette année. Avant il y avait des concerts dans des salles à la Coopérative de Mai ou au Forum. Il y aura maintenant une grande scène Place du 1er mai avec une jauge autour de 15.000 personnes et une scène Factory avec une capacité de 10.000 personnes. L’autre nouveauté c’est qu’avec un seul billet, les spectateurs peuvent tout voir.

En cas de mauvais temps, les concerts sont-ils maintenus ?

Oui bien sûr. Les installations techniques sont protégées. Logiquement à cette période-là, il fait souvent beau à Clermont-Ferrand.

Comment travaillez-vous avec la Région pour accueillir un tel événement ?

La Région nous subventionne et nous missionne ensuite pour organiser le festival. Elle nous aide beaucoup sur la partie communication grâce aux partenariats avec la presse quotidienne régionale et les affichages. Vu la qualité et la renommée des artistes qui se présentent à l’Europavox, notre communication s’étend bien au-delà du lieu des concerts. Saint-Étienne, Lyon, Limoges sont une autre cible de notre festival.

Quelle sera la couleur musicale à l’Europavox cette année ?

Quand vous avez OrelSan, Étienne Daho, Petit Biscuit, Lomepal, Eddy de Pretto et Sigrid qui fait son unique date en France, tout ça mélangé donne une ambiance unique. Nous avons maintenant la confiance du public dans notre programmation. Cette année, c’est le meilleur plateau que nous ayons jamais eu. C’est ce que nous rêvions de montrer à nos débuts.

Pourquoi donner cette identité européenne au festival ?

Les deux directeurs du festival ont lancé cette volonté d’aller sur l’Europe parce qu’il y a matière à montrer des artistes de qualité qui viennent de cette zone géographique et qui ne sont pas forcément anglo-saxons. Il s’agit de présenter l’Europe de façon plus sexy et rigolote. Par exemple, à chaque élection européenne, le taux d’abstention est impressionnant. Depuis trois ans, le festival s’est développé avec 7 Europavox dans 7 pays. Grâce à notre média europavox.com, quarante journalistes de vingt-trois pays différents travaillent avec nous. Nous aidons et conseillons nos partenaires à programmer les artistes européens. Tout cela est lié à une subvention européenne « Europe Creative » qui est la plus grosse participation que l’Union peut donner et qui s’étend sur quatre ans.

Vous venez de lancer le coaching export. Qu’est-ce que c’est ?

C’est la suite logique de cette subvention. Chacun de nos 7 partenaires européens choisit trois groupes de son pays. Ce sont des artistes qui sans être des stars chez eux ont déjà acquis une petite notoriété et qui travaillent à la manière d’exporter leur musique. Tous les partenaires se sont vus au printemps : des Autrichiens, des Lituaniens, des Italiens, des Belges etc… À la fin de la journée de réunion, chaque partenaire a retenu deux groupes. Il y aura donc quatorze formations musicales qui se produiront au festival dans le cadre du coaching export. La France sera représentée par Lysistrata et Kid Francescoli. Nous allons rencontrer l’entourage de ces groupes : les managers, les producteurs de spectacles, les labels. À la fin du festival le dimanche, il ne restera plus qu’un groupe par pays. Nous nous engageons à les accompagner pendant un an et demi avec comme objectif d’envahir le monde. Nous espérons les amener à jouer au Japon ou encore aux États-Unis.

Quelle est l’affluence durant le festival ?

Environ 50.000 personnes sont venues nous voir l’an dernier pendant les 3 jours de la manifestation. Ils ont pu écouter une cinquantaine de groupes et je ne compte pas la soirée gratuite du jeudi. Il reste encore des places pour les personnes intéressées. Elles peuvent aussi contacter l’office de tourisme de la ville pour toutes les questions relatives au transport ou à l’hébergement. Il y a la possibilité d’acheter les places en ligne très facilement.

Europavox du 28 juin au 1er juillet 2018 Clermont-Ferrand / Place du 1er Mai : plus d’informations en cliquant ici !