Ça y est : les fameuses « boîtes » de Charles Matton seront enfin exposées au prestigieux Musée de la Miniature et du Cinéma de Lyon. C’est un accomplissement total pour le fondateur des lieux, Dan Ohlmann, séduit depuis de longues années par l’œuvre unique de l’artiste à la fois miniaturiste, peintre, photographe, écrivain, dessinateur, cinéaste et sculpteur. Mais que faut-il savoir sur Charles Matton et le MMC ? En quoi consistera l’exposition ?

L’artiste

Né le 13 septembre 1931 à Paris, et mort dans la même ville un 19 novembre 2008, Charles Matton est un artiste très complet et un véritable touche-à-tout. Il commence à exposer ses œuvres en 1960, au Cercle Volney de Paris, montrant ses premières peintures. S’ensuivra ensuite une longue période où l’artiste s’essayera tour à tour à la photographie, à la sculpture, au cinéma, et à bien d’autres domaines artistiques. Mais c’est au milieu des années 80 que l’envie lui prend de peindre des intérieurs réalistes. Pour économiser du temps, il crée lui-même ce qu’il va ensuite photographier, des reconstitutions de lieux, en version miniature très réaliste. La photographie ainsi obtenue est alors peinture par Matton, qui peut alors être calibrée à la lumière suivant ses désirs. Son œuvre, baptisée Antipodes, exposée au Palais de Tokyo, en 1987, fait un véritable carton. Plusieurs années après sa mort, le MMC a enfin reçu l’autorisation d’exposer les boîtes de Charles Matton, depuis le 20 octobre dernier jusqu’au 4 mars 2018.

L’exposition et le MMC

Ce sont 17 boîtes, ainsi que 5 sculptures encerclées de photographies qui précisent le déroulement de la création, qui seront exposées au public au Musée de la Miniature et du Cinéma à Lyon. Le MMC a été fondé par Dan Ohlmann, qui, d’ailleurs, en est toujours le dirigeant. Établi dans un vieux bâtiment d’un quartier historique de Lyon, le musée présente une multitude d’œuvres miniatures pour les faire découvrir à un public intéressé et curieux. Étant donné que le cinéma a souvent recours à la miniaturisation pour ses effets spéciaux, de nombreux cinéastes de science-fiction et d’action, ou spécialisés dans les blockbusters, ont confié des reliques marquantes du cinéma moderne au MMC. Dan Ohlmann, fasciné par l’œuvre de Matton, réalise ici son rêve de pouvoir exposer dans son musée et à un large public, le langage en 3D de ses boîtes.