1er constat moral des professionnels de santé et des étudiants en santé : les médecins d’Auvergne–Rhône-Alpes en réelle difficulté. Les professionnels de santé sont tous passionnés par leur métier qui consiste à venir en aide à ceux qui en ont besoin. Cependant, la question principale « qui prend soin d’eux ? » s’est-elle déjà posée ?

Un moral de plus en plus bas pour la région auvergnate

C’est pour apporter une réponse adéquate à cette question qu’un premier constat moral sur ces professionnels de santé et les étudiants en santé a été effectué sur les médecins d’Auvergne–Rhône-Alpes. Et le résultat qui en est sorti semble être plus lourd qu’on ne se l’imagine : ils souffrent. En effet, cette tendance a été fortement appuyée par des statistiques qui laissent vérifier que le moral des professionnels de santé et des étudiants en santé est plus bas que celui des patients qu’ils prennent en charge, et pire encore celui des soignants d’Auvergne–Rhône-Alpes ont un niveau encore plus bas parmi ceux des autres médecins : 43,20 % pour les professionnels de santé et 41 % pour les étudiants en santé en général contre 40,12 % pour les médecins de la région auvergnate.

Un épuisement moral suscité PAR des mauvaises conditions de travail

Mais qu’est-ce qui a donc déclenché ce malaise au sein des professionnels de santé et des étudiants en santé, notamment pour la région auvergnate ? Métier à vocation, le fait d’être soignant exige de la passion et une forte implication. Mais plusieurs raisons font qu’ils sont de plus en plus démotivés dans toutes les tâches qu’ils ont à exécuter. Les chiffres le vérifient. Selon les enquêtes menées, si près de 80 % des professionnels de santé dans la région ont affirmé avoir aimé leur métier, seulement 20 % d’entre eux affirment apprécier les conditions dans lesquels ils travaillent. 92 % d’entre eux ont réitéré s’être occupés d’un patient assez violent et n’avoir ressenti aucune reconnaissance. 73 % soulignent que tout cela impacte sur leur vie personnelle et familiale et 57 % sur leurs compétences professionnelles. Bref, 100 % d’entre eux n’ont pas nié connaître un épuisement moral total.