Saint-Jean, entreprise spécialisée dans la fabrication de ravioles, de pâtes fraîches et de quenelles basée à Romans-sur-Isère, a annoncé son engagement à exclure les œufs de poules en cage de sa chaîne d’approvisionnement, au plus tard d’ici 2025. Cet engagement fait suite à des échanges avec L214.

Pour Johanne Mielcarek, porte-parole de L214, « Par son action, Saint-Jean s’est montré à l’écoute des attentes de notre société, dans laquelle l’élevage en cage n’a désormais plus sa place. »

L214 appelle l’entreprise Giraudet à s’engager à son tour

Alors que Saint-Jean vient d’annoncer officiellement sa décision, Giraudet, autre entreprise leader du secteur de la quenelle basée à Bourg-en-Bresse, ne s’est toujours pas engagé à exclure les œufs de poules en cage de ses produits.

La pétition adressée à Giraudet, lancée le 25 octobre dernier, a déjà recueilli le soutien de plus de 12 000 signataires via le site Internet giraudet.stopcruaute.com. Pour Johanne Mielcarek, « Giraudet, en ne prenant pas d’engagement ferme contre les œufs de poules en cage, s’éloigne de l’opinion publique largement hostile à l’élevage en batterie. Nous espérons que Giraudet rattrapera bientôt son retard sur de nombreuses entreprises de son secteur, en s’engageant publiquement et à date butoir à exclure les œufs de batterie de ses produits. »

Une nouvelle manifestation a eu lieu à Bourg-en-Bresse le jeudi 9 novembre 2017, de 17h à 18h30, place de l’Hôtel de Ville, pour demander à Giraudet de s’engager publiquement à exclure les œufs de poules en cage de sa chaîne d’approvisionnement.

En France, si 68% des poules sont encore élevées dans des cages en batterie, ce chiffre est appelé à diminuer considérablement au cours des années qui viennent, du fait des changements de comportements d’achat et des engagements de nombreuses entreprises.