À l’heure où il coûte de plus en plus cher de se loger, en France, cinq villes de plus de 100 000 habitants – dont la ville de Saint-Étienne – sortent du lot avec des prix au m² qui ne dépassent pas 2 000 €. Enfin, pas encore…

1. Saint-Étienne (1 348 € du m² / – 3,5 % sur douze mois)

Le 1er janvier prochain, Saint-Étienne fera officiellement son entrée dans le club très fermé des métropoles françaises. Pour autant, celle qui a troqué son surnom de « capitale du cycle et du ruban » contre celui de « capitale du design » conserve des prix immobiliers abordables. Dans l’ancien, comptez 1 348 € du m² seulement pour devenir propriétaire d’un appartement à Saint-Étienne. Boosté par une forte demande étudiante (École des Mines, École Supérieure d’Art et de Design, École Nationale d’Ingénierie, etc.), le marché locatif stéphanois est particulièrement dynamique. Si l’hyper-centre, le cours Fauriel, Bellevue, Saint-Priest-en-Jarez ou encore Roche-la-Molière restent des valeurs sûres, des quartiers comme Crêt-de-Roc et Jacquard voient leurs cotes grimper.

2. Limoges (1 506 € / – 1 % sur douze mois)

Longtemps surnommée « capitale des arts du feu » puis reconnue « ville d’art et d’histoire » en 2008, Limoges se caractérise également par des prix immobiliers particulièrement bas. Pour y faire l’acquisition d’un appartement ancien, il vous en coûtera en moyenne 1 506 € du m². Parmi les secteurs les plus prisés, on retiendra l’hyper-centre ainsi que les quartiers ouest (Beaupeyrat, Puy-las-Rodas, Roussillon). Si vous désirez investir dans la pierre locative limougeaude, ciblez les étudiants (nombreux dans la ville) en privilégiant des biens de faible superficie, situés de préférence en centre-ville ou à proximité du campus universitaire.
Bon à savoir : En France, dans l’ancien, le m² coûte en moyenne 3 538 € du m².

Saint-Étienne : une des 5 grandes villes où les prix immobiliers sont sous la barre des 2 000 € du m²

3. Nîmes (1 533 € / – 3,8 % sur douze mois)

Avec des prix au m² qui avoisinent les 1 533 €, la cité des Antonins se place parmi les communes d’envergure régionale les moins chères de France. Compte tenu du faible niveau des taux d’intérêt bancaires actuels, devenir propriétaire d’un logement à Nîmes peut donc se révéler particulièrement avantageux et cela que l’on soit primo-accédant ou investisseur en locatif. Si les villas situées à l’extérieur de la ville peinent à trouver preneurs, les biens localisés dans le quartier historique – et très prisé – de l’Écusson partent rapidement.

4. Mulhouse (1 621 € / + 4,3 % sur douze mois)

Dans la « Cité du Bollwerk », les prix des appartements anciens continuent de faire profil bas. Si les prix immobiliers sont peu élevés à Mulhouse, il est intéressant de noter que contrairement à ce qui se passe dans la plupart des villes, ils tendent à être plus élevés en périphérie que dans l’hyper-centre. Extra-muros, des communes comme Lutterbach, Pfastatt ou encore Richwiller peuvent ainsi afficher des prix au m² supérieurs à ceux relevés en centre-ville de Mulhouse, exception faite du quartier Dornach.

5. Brest (1 887 € / + 4,2 % sur douze mois)

Dans la cité du Ponant, les prix immobiliers sont encore accessibles au plus grand nombre. Pour acheter un appartement à Brest, comptez environ 1 887 € du m². Parmi les quartiers les plus recherchés de la cité de l’Iroise figurent l’hyper-centre brestois (rue de Siam, cours d’Ajot) ainsi que les secteurs Saint-Michel et Saint-Marc. Mais si Brest compte parmi les communes de France les moins chères, immobilièrement parlant, il y a fort à parier que la mise en place de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) « Bretagne », qui met Brest à 3 heures et 13 minutes de Paris, pourrait bien faire gonfler les prix…

Concernant Limoges et Brest, la réalisation de la LGV pourrait changer la donne.