Christophe Berthier : lauréat du concours Ateliers d’Art de France en Auvergne-Rhône-Alpes

Depuis 6 ans, le concours Ateliers d’Art de France récompense les plus talentueux des professionnels des métiers d’art de chaque région française. Dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le prix de cette année 2017 est décerné au vitrailliste Christophe Berthier.

Maître-vitrier et peintre de la lumière depuis plusieurs années, Christophe Berthier a fréquenté de nombreux ateliers au sein desquels il a pu bénéficier d’une formation particulière en art du vitrail. En 1981, il installe son propre atelier à Grenoble avant de reprendre l’Entreprise du patrimoine vivant (EPV) Bessac dont la création remonte à 1860. Suite à son initiative, l’activité de cet atelier historique s’articule aujourd’hui autour de deux grandes disciplines, notamment la restauration d’anciens vitraux (du XIIe au XIXe siècle) et la création de panneaux vitrés.

Christophe Berthier : un artiste du « sacré »

L’art de Christophe Berthier repose particulièrement sur le sacré. Il intervient en effet dans la restauration et la création de panneaux vitrés d’édifices et monuments religieux. Dans son travail, il se distingue de par ses techniques qui tendent à la modernité telles que la sérigraphie et le thermocollage. Depuis plus de vingt ans, il collabore étroitement avec le peintre isérois Arcabas dont la renommée internationale n’est plus à prouver en matière de création d’art sacré contemporain. Ensemble, les deux artistes se lancent dans un projet de grande envergure qui a énormément marqué le début du XXIe siècle et surtout le métier d’art du vitrail.

Une création qui dépasse la norme

Avec « Création », Christophe Berthier et Arcabas décident de créer le plus important vitrail qui existe pour orner la basilique grenobloise Art déco du Sacré-Cœur. Au total, vingt-quatre panneaux vitrés de 2 mètres de large par 6,50 mètres de haut vont être produits. L’idée est de reproduire les maquettes abstraites d’Arcabas en modèle grandeur nature. Pour interpréter l’éclat et la profondeur des dessins, le vitrailliste a utilisé des plaques de verre sur mesure et soufflé à la bouche. Chaque morceau a été ensuite peint à la grisaille avant de passer à la cuisson au four, puis assemblé avec du plomb à base de colle pour restituer correctement l’œuvre d’Arcabas.

Le projet poursuit son évolution, mais les amateurs d’art peuvent déjà contempler les douze premières marqueteries de verre déjà installées à la basilique.