197 pays, 10 tours du monde, 300.000€ de budget, 6.000 km à pied, 30.000 en bus, 60.000 en voiture, 100.000 en train et 1.000.000 en avion. C’est ce qu’a réalisé en 30 ans de voyage Philippe Melul, 51 ans, un Français de Romans (26), jonglant entre sa vie personnelle, son travail et sa passion pour l’aventure. Il a ainsi accompli ce rêve insensé de visiter tous les pays du monde. En décembre 2016, il a visité son 197è et dernier pays, le Suriname. Originaire de Lens (62), diplômé de l’ESCP, Philippe MELUL a été cadre commercial à la SNCF, professeur de marketing et langues, chef d’entreprise (agence de voyage) à Annecy et en Argentine, et écrivain-conférencier. Nous l’avons rencontré.

Âgé de 50 ans, Philippe Melul a déjà parcouru la terre entière. Il a, depuis toujours, aimé voyager. Déjà étudiant, il explorait l’Europe en train. Ce n’est qu’à 30 ans, suite à son divorce, qu’il a eu l’idée de faire le tour du monde. Il a créé sa propre agence de voyage pour mieux mélanger passion et métier. Tel le rythme d’une aiguille, il a jusque-là visité près de 150 pays. Puis, ayant revendu son agence en 2014, il est reparti à la conquête de 50 autres pays qui ne sont pas les moins faciles comme la Somalie, la Centrafrique, l’Irak, l’Afghanistan et dernièrement le Surinam.

Philippe Melul fait du voyage toute sa vie. II a consacré a cette passion des économies assez énormes, environ 300.000 euros, mais qui, pour lui, en valaient vraiment la peine. Il s’est adapté aux conditions qu’on lui assignait, en fonction de son budget et du pays à visiter. Ses coups de cœur sont la Nouvelle Zélande pour sa nature pure et surprenante (montagnes, cascades, geysers, glaciers et forêts géantes), la Turquie et l’Argentine où il a vécu 6 ans.

Quant à son voyage en Corée du nord, c’était plus ou moins difficile. Il a dû passer par une agence de voyages à Pékin, se payer un guide à 400 euros/personne/jour, ne rien faire sans l’autorisation du guide… pour ne pas être expulsé. Durant ses dizaines de tours du monde, ce qui l’a le plus marqué, c’est le fait que des Canadiens ont pu se cotiser à bord d’un train pour récuperer l’argent qu’il venait de se faire voler à bord. Et le pire a été d’avoir été braqué et étranglé par 3 gros bras dans les centres de Johannesburg, en Afrique du sud. Mais il n’a pas perdu goût au voyage. Il veut encore et encore tenter de nouvelles expériences et retourner dans quelques pays qu’il a adorés comme la Grèce, le Maroc et l’Indonésie.