Macron mania et la théorie des 3 L

La France a du goût. Elle a élu à sa tête un homme jeune, brillant, élégant. Les médias l’adorent. L’heure est au premier L.

Ils lèchent

Vous avez regardé les journaux télévisés, écouté les éditions radiophoniques, lu la presse papier, ces derniers jours ?
Vous avez alors assisté au sacre de l’élu.

Que de louanges, que de superlatifs, que de bienveillance, que d’administration pour celui qui a gagné son pari le 07 mai dernier. Le plus jeune président de la Ve République. Le prodige inconnu du grand public il y a 3 ans. L’homme qui sera capable de réussir là où tous les autres ont échoué.

Après le « sacre » d’Emmanuel Macron, nous avons eu droit à « la fumée blanche » lors de l’attente de l’annonce du nom du Premier ministre. Oui, l’expression a bien été utilisée par nombre de journalistes. Pape Emmanuel succède au président François.

Notre nouvel homme providentiel rassemble les ennemis d’hier, il crée l’union nationale, ainsi est qualifié son nouveau gouvernement.

Ils lâchent

L’état de grâce médiatique pourrait bien ne pas faire long feu. L’allègement de l’impôt sur la fortune pour les plus fortunés, le durcissement du code du travail, la hausse de la contribution sociale généralisée, ces mesures annoncées ne tarderont pas à faire grincer bien des dents.

Emmanuel Macron a annoncé la couleur, les Français avaleront les couleuvres

Si le code de travail a besoin d’être assoupli, il n’est pas certains que nous soyons prêts à accepter les réformes sans raidir, sans mot dire et sans maudire. Les Français ne sont pas les champions du monde de gymnastique et la souplesse ne se prescrit pas sur ordonnance.

Et pourtant déjà au mois d’avril, le candidat Macron avait annoncé la couleur et affirmait souhaiter « introduire dès l’été un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail (…) et permettre au gouvernement d’agir par… « ordonnance”.

En effet, le gouvernement peut, pour l’exécution de son programme, « demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnances, pendant un délai limité, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi”.

Ils lynchent

Le dernier des 3L. Le peuple, « les gens » dirait Jean-Luc Mélenchon sont bien conscients de la nécessité de réformer le pays. Seulement voilà, il serait préférable de toucher à la tirelire du voisin.

Bref, la rue pourrait bien se mettre à gronder dans les mois à venir.

Notre prince charmant deviendra t-il citrouille l’été passé ?

Les journalistes devraient rapidement se lasser de leur nouveau joujou. Ils ont d’ailleurs déjà commencé à se plaindre les biquets et déplorent un « verrouillage de la communication présidentielle », les même qui estimaient qu’ « Un président ne devrait pas dire ça ».

Ceux qui lèchent, lâchent puis lynchent.