Des candidats sur le grill à l’Alpe d’Huez

Le championnat de France de Barbecue s’est délocalisé pour la première fois à l’Alpe d’Huez. Vendredi, samedi et dimanche dernier.

À l’origine de cette initiative, la passion du barbecue. Il y a 5 ans, Jean-François Dupont a eu envie de montrer son talent pour la viande grillée. Le monsieur était persuadé d’être dans son jardin le roi du barbecue. Le problème c’est qu’en France, il n’y avait aucune structure pour se prévaloir de ce titre. Alors comme cela existe déjà en Allemagne et aux États-Unis, avec un groupe d’amis et de passionnés, il a créé un championnat. Mais avec une conséquence : comme on ne peut pas être à la fois juré et candidat, il a dû renoncer à toute participation. Il assure cependant que le plaisir est tout aussi grand.

Cette manche de l’Alpe d’Huez est une étape préparatoire. Vous pouvez dire warm-up pour paraître plus branché. Comme dans la Nouvelle Star, l’idée c’est de détecter les futures vedettes de la discipline qui seront sélectionnées pour la finale en Camargue. Pour faire ses preuves, trois catégories : le porc, le bœuf et le poulet. Chaque équipe aura eu 2h30 pour cuisiner. Les organisateurs mettent à disposition matériel, combustible, viandes et épices. Les participants peuvent aussi amener leurs propres ingrédients pour améliorer leur recette.
À la fin de l’épreuve, un jury de 5 personnes a goûté tous les plats et décerné dans chaque catégorie le prix de la meilleure Top Team du week-end.

Qui sont donc les fameux jurés qui récompensent les amateurs en herbe où plutôt ici en viande ? Et bien essentiellement des régionaux de l’étape. Il est principalement composé de restaurateurs de l’Alpe d’Huez et de professionnels de la bonne chair. Leur grille d’évaluation porte sur la présentation du plat, sa cuisson, son goût, son originalité et sur une petite nouveauté qui est « l’esprit barbecue ». L’esprit barbeuque kézaco ? Ce sont des viandes bien marquées, bien caramélisées et avec ce petit goût de fumé si caractéristique du barbecue à charbon de bois.

À la base, il y a souvent des marinades et qui dit « marinades » dit « temps » d’où les 2h30 alloués pour l’épreuve. Tout doit être réalisé sur place. Cette technique donne des résultats surprenants car le temps ajouté à la basse cuisson permettent d’attendrir la viande, de modifier son goût et de la rendre plus savoureuse. L’autre clé du succès est la maitrise du feu surtout s’il y a du vent. En effet, la température est plus difficile à réguler même avec les barbecues à couvercle utilisés pour le concours.

Le championnat est en pleine phase de développement. Pour l’an prochain Jean-François Dupont qui est aussi le président de la Fédération Française de Cuisine en Extérieur espère apporter le concept dans 5 ou 6 autres villes de France et vise l’Est, le Sud-Ouest, le Nord-Ouest et la Région Parisienne. Bref, il s’agit d’aller à la rencontre des passionnés de barbecue sur tout le territoire.