Malgré une mauvaise saison hivernale marquée par un enneigement très faible, les ventes de snowboards et de skis se portent à merveille. Deux enseignes de la région slaloment avec succès. Leur secrets : un positionnement pointu qui séduit les internautes et un excellent référencement dans les moteurs de recherche.

Un chiffre d’affaire de 12 millions d’euros et une croissance de 15% cette saison sur les ventes internet, un tableau qui laisse rêveur quand on sait que les stations de ski font grise mine devant la baisse des fréquentations. Frédéric Morel directeur de Glisshop.com explique à PressNut News que pour séduire les amoureux de la montagne, il faut une offre importante. L’enseigne propose donc plus de 700 modèles de skis différents alors que Décathlon ne dépasse pas 20 références. Autre spécificité, Glisshop travaille avec Fusta, une marque française qui produit des skis haut de gamme façonnés à la main en Auvergne.

Les pratiquants sont très pointus dans leurs choix et investissent toujours dans leur matériel. 70% du marché des sports d’hiver concernent la location de skis. Les 30% représentent donc la vente, une niche délaissée par les géants de la distribution en raison de marges moins importantes que sur le textile. Une niche dans laquelle s’est engouffrée Frédéric Morel. Sur le snowboard, Glisshop est leader sur le marché français, dans le top 5 européen et concernant le ski numéro 2 en France.

La société emploie une quarantaine de salariés en tout dont 8 dans le magasin d’Aubière, la seule boutique de skis dans Clermont et ses environs.

L’autre raison de ce succès selon son patron, c’est le référencement sur le web. Le site internet a été créé en 1999, il s’agit de l’un des premiers du genre sur la toile. Il y a 5 ans, le site a été traduit en anglais. Son président s’est rendu compte qu’il n’y avait pas une concurrence féroce en Grande-Bretagne. Il y a un marché du ski là-bas et beaucoup viennent en France. Aujourd’hui, Glisshop génère 20% de son chiffre d’affaire en Angleterre et la marque part maintenant à la conquête de l’Allemagne. En revanche, la direction ne prévoit pas d’acheter d’autres fonds de commerce. Pour une activité qui ne dure que 6 mois, elle juge cela impossible à rentabiliser.

Du côté de Snowleader, la marque a eu droit à un démarrage canon avec des consommateurs qui ont commencé à s’équiper tôt grâce à de très fortes chutes de neige lors du week-end du 11 novembre. Les températures qui sont ensuite remontées n’ont pas freiné la forte croissance des ventes web. Son directeur Thomas Rouault évoque à PressNut News « une croissance à trois chiffres pendant les premiers flocons avant de revenir à une croissance de 15% ». Il ajoute même que « si on ne fait pas 15% de croissance, ça veut dire qu’on perd des parts de marché ».

Et même si les consommateurs ne s’équipent pas en équipement de ski, ils viennent dans le magasin d’Annecy tout simplement pour se protéger du froid. La boutique physique ne génère que 2% du chiffre d’affaire total estimé à 18 millions d’euros. Cependant contrairement à Glisshop, Thomas Rouault a 2 projets d’ouverture de fonds de commerce pour l’année 2017 en Rhône-Alpes. Il vise aussi le marché espagnol où il a déjà réservé des noms de domaine sur internet. Pour lui, le système des avis sur snowleader.com explique le succès de l’enseigne. C’est la satisfaction client qui amène d’autres clients.