La Maison clermontoise Mariet : une référence de papeterie d’excellence

Nicolas Fiévet est auvergnat et travaille comme directeur artistique chez Rossignol Nocéra. Il a fondé parallèlement la Maison Mariet en 2013. Il travaille, donc, dans le domaine artistique depuis plusieurs années. L’idée de créer cette marque de papeterie lui vient d’un rapport particulier avec le papier, presque charnel et également d’une approche pratique puisque Nicolas Fiévet fait un petit peu d’impression. Nous allons nous intéresser aux motivations de cette esthète et à son tout premier carnet de note qui l’a amené à faire un petit business autour puisque ses carnets fait main de A à Z s’exportent jusqu’en Asie.

La conception du premier carnet de note

Nicolas Fiévet nous explique : « j’étais dans le besoin tout simplement et ne trouvant pas ce que je recherchais autour de moi je me suis dit ‘pourquoi ne pas essayer quelque chose’ et c’est ainsi que j’ai fabriqué mon premier carnet de note ». Le directeur artistique a fait un premier prototype à partir des matériaux, du papier qu’il avait à sa disposition et des outils aussi dont il disposait. Il cherchait à faire quelque chose qui soit un tout petit peu plus rare, un peu plus difficile à trouver, et si possible fait à la main de A à Z : « je me suis rendu compte en regardant ce que j’avais à disposition dans ma ville d’origine de Clermont-Ferrand que ce que je cherchais n’existait pas, même parmi d’excellentes marques de papeterie existantes ».

La Maison Mariet est née d’un besoin précis

Au début, il s’agit d’un besoin ponctuel de papeterie, de la part de Nicolas Fiévet,  pour prendre des notes avec ses clients, tout simplement. Puis l’esthétisme de ses carnets ont pris le dessus et finalement, des boutiques lui ont demandé de leur créer des carnets de note à leur effigie. « Comme les carnets sont faits à la main, cela permet à des boutiques d’accéder à des objets qui sont qualitatifs et de les faire personnaliser, sans pour autant faire un trou conséquent dans leurs budgets, parce que d’ordinaire lorsque l’on parle d’artisanat ‘made in France’, nous sommes sur une gamme de produits plus chers. En réussissant à rester raisonnable en terme de tarifs, j’ai attiré une petite base de clients qui est prête à débourser une somme d’argent qui est de 300 euros pour les carnets personnalisés à partir de cent exemplaires par commande. », s’exprime le tout jeune créateur.

La Maison Mariet : une papeterie sur-mesure

La petite entreprise est très flexible en proposant 3 tailles de carnets : les clients peuvent commander 50 carnets de petites tailles et 50 carnets par exemple de grande taille. Pour l’instant, la papeterie Mariet propose principalement 2 types de reliure : la reliure à agrafes et la reliure dos collé qui est la technique que l’on utilise pour faire la reliure des magazines par exemple. « Nous essayons d’envisager une autre reliure mais encore une fois la problématique et de trouver les techniques et les outils qui permettent de les faire à la main. Nous avons pensé à la reliure papillon, à la couture Singer, au dos cousu collé qui permet une ouverture un peu plus ample et bien d’autres techniques… », explique Nicolas Fiévet.

Chez Mariet, la seule étape usinée est celle des machines d’impression. Ensuite, toutes les pages intérieures sont comptées une par une, l’arrondi des coins est fait à la main, la découpe des carnets, l’agrafage et la reliure est faite carnet par carnet. C’est de l’artisanat et la Maison Mariet essaye d’être la plus manuelle possible.

Une petite entreprise qui ne connait pas la crise…

Le tout premier client de la Maison Mariet était une boutique à Lyon, un concept store lyonnais et ensuite de Lyon, les carnets de note sont partis à Paris puis à Tokyo et toujours dans les domaines du design et de la mode principalement. « Nous avons des salons en rapport avec la mode et le design : nous restons dans un domaine assez artistique avec des gens qui sont tout le temps satisfaits du tarif de l’offre, du panachage, de la réactivité et de la flexibilité que nous proposons. Ils sont aussi très à cheval sur le côté fait main et ils recherchent une clientèle qui apprécie ce savoir-faire. Du coup, cette clientèle-là est plus une clientèle qui s’oriente vers les concept store, et vers le design et qui a une sensibilité artistique un peu plus développée que le consommateur de papeterie un peu classique qui va chez Carrefour, par exemple, pour aller chercher un simple carnet de note qui va être fait dans des usines, et qui ne coutera donc pas cher. Là, nous avons une clientèle qui est prête à mettre un tout peu plus pour un produit plus rare, plus authentique, avec un charme puisqu’il a des petits défauts qui font aussi que l’on voit que c’est fait main. », c’est ainsi que Nicolas Fiévet justifie le succès de ses carnets.

Le fait-main est gage d’excellence

Le fait-main pour Nicolas Fiévet, est synonyme de qualité. Du coup, il travaille avec des papeteries d’excellence comme Zuber Rieder, Fedrigoni, Munchen, Artic Paper… : le savoir fait main dit aussi charme puisqu’il y a des petits défauts que cela peut engendrer… « Nous sommes sur du sur-mesure c’est-à-dire sur un format de carnets au choix, une impression des pages intérieures au choix, un papier pour la couverture au choix, donc du coup nous pouvons être amenés à travailler avec des papeteries de manière extrêmement exclusive. Dans tous les cas, nous travaillons avec des papeteries qui sont respectueuses de l’environnement, qui ont des labels, qui nous permettent d’avoir une traçabilité aussi, ce qui nous permet de rassurer le client en matière d’impact environnemental. », argumente Nicolas Fiévet.

Des références d’exception…

Le Salon Tranoï a commandé une série de plusieurs carnets : c’est une vraie référence dans le monde de la mode, c’est un salon français qui s’exporte à l’étranger. La papeterie Mariet a également travaillé à Tokyo avec un concept store extrêmement pointu. Ce n’est pas tant une référence au niveau quantitatif et financier mais la papeterie cherche à travailler avec des clients qui sont, dans leurs domaines, des pointures et qui apprécient véritablement le côté fait-main. Tracksmith, basé à côté de Boston aux État-Unis, est également une référence haut de gamme puisqu’il s’agit d’une marque de running, de créateur de vêtement avec une cible de niche. Certains client offrent les carnets, c’est le cas par exemple pour le Salon Tranoï ou pour Tracksmith et il y a des entreprises qui les revendent par exemple le Magasin Général Plus, à Aix-en-Provence.

De nouvelles perspectives…

« Nous sommes en train de travailler sur l’identité de la marque : j’ai une passion pour la typographie, donc la conception de police de caractère et je suis en train d’en créer une qui sera spécifique à la marque pour rajouter encore à l’image, le côté exclusif. Début 2017, nous planifions le lancement de notre propre gamme de produits car jusqu’à présent nous avons travaillé exclusivement pour des marques. Nous envisageons, peut-être, un déménagement du côté de Lyon pour deux raisons : d’une part, la nouvelle Région nous permet de conserver l’intitulé Auvergne-Rhône Alpes et j’y suis très attaché. D’autre part, d’un point de vu professionnel, je suis souvent en déplacement entre Lyon et Paris », conclut Nicolas Fiévet.

En savoir plus : https://www.facebook.com/maisonmariet/?fref=ts

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