Sébastien Bouillet, artisan chocolatier-pâtissier à Lyon, est lauréat national du prix Stars & Métiers, organisé par les chambres de métiers et de l’artisanat et les Banques Populaires. Ce pâtissier fou de chocolat a repris l’entreprise familiale en 2002. A force d’innovations, il en a fait un fleuron de l’artisanat français connaissant un succès commercial et médiatique jusqu’au Japon ! Il recevra son prix le 13 décembre prochain à la Salle Gaveau, à Paris, lors d’une soirée « événement » qui célèbrera également le dixième anniversaire du prix.

Sébastien Bouillet, artisan à Lyon, champion national de la dynamique commerciale

C’est par son dynamisme commercial et sa capacité d’innovation que Sébastien Bouillet a retenu l’attention du jury Stars & Métiers.Quand il reprend l’entreprise familiale en 2002, il insuffle sa « patte » au sein de l’établissement : il renouvelle la gamme et multiplie les recettes originales – dont le fameux macaron Maca’Lyon au caramel beurre salé enrobé de chocolat -, se lance dans les grands travaux et fait de la maison-mère une boutique sensorielle, véritable hymne au chocolat et à la pâtisserie.

Porté par le succès commercial et médiatique, il ouvre une seconde vitrine dans le Carré d’or de Lyon et enchaîne avec « Chokola » : une boutique aménagée dans l’esprit d’un loft
new-yorkais, où il expose des rayonnages entiers de tablettes de chocolat exotiques (Pérou, Équateur…) à la manière d’une librairie. Alors qu’il vient à peine d’inaugurer sa dernière boutique aux Halles Paul Bocuse de Lyon, il mise sur l’ouverture d’un nouveau laboratoire de 1200m² dans l’Ain et de quatre nouvelles boutiques cette année, dont deux au Japon. L’irrésistible ascension de Sébastien Bouillet se poursuit !

De la Croix-Rousse au Japon, un chocolatier à l’ambition internationale

Tel un héros bien connu, Sébastien Bouillet est « né dans la marmite » de chocolat : il passe son enfance à jouer dans la pâtisserie de ses parents à Lyon, quartier de la Croix-
Rousse. A seize ans, il part faire son apprentissage à Val-d’Isère chez Patrick Chevallot : « J’ai découvert un univers très créatif, artistique, mais aussi le goût du travail bien fait ». Il passe ensuite trois ans à Aix-en-Provence chez Philippe Segond, devient responsable de pâtisserie au sein d’une maison-traiteur à Enghein-les-Bains, puis rencontre Gérard Mulot, dont il devient le second pendant deux ans avant de rentrer à Lyon.Dans les années qui suivent, son amour pour l’Asie se conjugue avec son ambition internationale: adoubé par le « Pays du Soleil-Levant », il y développe la marque Bouillet au travers de corners éphémères pour la Saint-Valentin et de boutiques dans les plus prestigieux centres commerciaux de Tokyo. Ses «rouges à lèvres», de petits bâtonnets chocolatés aux parfums de mûre, thé vert et piment d’Espelette, enchâssés dans des écrins d’argent, rencontrent un véritable succès.

Mais la vision du pâtissier-stratège ne s’arrête pas là : de retour en France, il ouvre une « gâteau-école» dédiée aux séminaires d’entreprise et inaugure une boutique nommée « Goûter », dont les gâteaux d’antan font le bonheur des Lyonnais.