La rentrée est un moment important pour le vin : ainsi les 7, 8 et 9 octobre prochains, Parentignat accueillera, pour la dix-septième année consécutive, la première étape de la saison des Salon des Vins de France et de la Gastronomie. Trois jours durant, 70 vignerons et producteurs de terroir feront goûter leurs vins. Parenthèse gustative faite, en Auvergne, tout le long de l’année, la Cave des Beaux-Arts, tenue par un œnologue chevronné Philippe Gallon, vous propose, dans ses locaux de 85 m2, pas loin de 650 références de vins. Ce dernier dispense aussi des cours d’œnologie pour découvrir ou parfaire ses connaissances dans le domaine des vignobles.

Mondovino

Vous l’avez compris, le vin est à l’honneur ! Et pour en parler, nous avons choisi de donner la parole à un œnologue passionné de 37 ans, Philippe Gallon, originaire d’Auvergne, au parcours riche puisque, pendant 12 ans, il a réalisé le suivi de vignes jusqu’à l’élaboration de vins dans différents vignobles de France et d’Espagne. Il a travaillé également dans les laboratoires de conseil en œnologie, une partie que l’on pourrait qualifier de très technique. Son diplôme d’œnologue et ses expériences sur le terrain font de lui un véritable expert ! C’est pourquoi nous avons voulu tester ses connaissances cinématographiques en lui demandant son avis à propos d’un film-documentaire sur le vin, Mondovino, réalisé en 2004 par Jonathan Nossiter avec Michel Rolland et Neal Rosenthal : « J’apprécie beaucoup le réalisateur et ce qu’il écrit par ailleurs. En effet, nous avons, en France, un vignoble historique ce qui fait que nous avons une diversité d’AOC et de paysages. Nous défendons vraiment des terroirs car cela nous crée une diversité. Sinon nous boirions tous la même chose, à savoir du Chardonnay et du Merlot. Il est donc important de caractériser les notions de terroirs qui sont bien défendues en France par les Appellations d’Origine Contrôlée. Hélas, force est de constater que dans le monde, il y a une féroce mondialisation du vin. La clientèle est nouvelle et le résultat donne des vins assez standardisés. C’est dommage que les vins soient très surfaits, très boisés : on goutte souvent des vins chiliens qui ont le même goût que ceux de Bordeaux. Alors que quand on boit un vin d’Amérique Latine, on s’attend à quelque chose de différent : les vins sont très mûrs, très suaves, très fruités, très colorés ; ça va bien sur l’apéritif mais après ça manque de finesse pour relever les saveurs d’un plat. »

La cave des Beaux-Arts : le bio avant tout !

La cave des Beaux-Arts se situe surtout sur la démarche bio : plus de 40% des vins et la moitié des produits de la cave sont issus de l’agriculture biologique. C’est comme ça que de verre en verre, Philippe Gallon nous donne une bonne adresse auvergnate en précisant la spécificité de ce terroir auvergnat : « Le vin auvergnat est un tout petit vignoble par sa taille mais c’est un vignoble qui est vraiment à découvrir parce qu’il a une spécificité que l’on affectionne beaucoup : le lien avec le volcanisme. Les paysage le rappellent. Ce sont des vignobles de coteaux proches avec des terrains de pierre ponce, sur des terroirs basaltiques, il y a des scories. C’est vraiment une caractéristique forte : nous avons à la fois un sol et des village en coteaux, sur des reliefs qui se sont enrichis grâce au volcanisme. Lors de nos ballades vigneronnes, nous mettons en avant cette particularité propre au vin auvergnat. D’avril à septembre, nous organisons des visites de caves de vignerons qui durent environ 2 heures durant lesquelles nous parcourons les vignes et rencontrons les viticulteurs. »

Le Domaine MiolanNe

Conseillés par Philippe Gallon, qui commercialise sa production à la cave des Beaux-Arts, nous avons mis le cap sur un domaine viticole d’exception qui pratique encore les méthodes ancestrales des vendanges manuelles. Deux jeunes vignerons ont repris en Auvergne ce vignoble avec une cuvée « Volcane » en rouge et en rosé. Le succès est au rendez-vous ! Il s’agit du Domaine Miolanne, tenu par Jean-Baptiste Deroche et Laure Cartier, tous deux grands spécialistes de la culture viticole et de l’agriculture biologique. Ils ont refait en bois un bel outil de travail au milieu des vignes sur un axe assez touristique, l’axe Clermont-Ferrand qui relie Super Besse à Neschers, dans le Puy-de-Dôme. Ce sont deux jeunes vignerons, diplômés d’œnologie, très attachés à une démarche bio vraiment intelligente, comme le souligne Jean-Baptise Deroche : « L’environnement est au centre de nos préoccupations. Nous voulons orienter notre démarche vers une agriculture biologique, respectant la faune et la flore en limitant au maximum les intrants, tant à la vigne qu’à la vinification. L’objectif étant, à terme, de ne plus utiliser de produits de synthèse. Les idées ne manquent pas et nous sommes persuadés du potentiel de notre vignoble ! » Situé au pied du Parc des Volcans d’Auvergne, le Domaine Miolanne offre un terroir volcanique unique associé à un climat sec et ensoleillé, donnant aux cépages Pinot Noir et Gamay des expressions aromatiques puissantes. Assurément une belle adresse à découvrir.

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Crédit Photos : Nicolas Duquerroy / La Cave des Beaux-Arts