OGM : serez-vous les prochains poulets ?

Depuis l’apparition de l’homo-mercantilus, cette saloperie, le monde s’est transformé en un gigantesque porte-monnaie. « Combien que ça coûte ? » on les entend demander, les hommes… Il n’y a plus que ça qui les intéresse et ils ont bien raison… On les comprend, dans le fond, parce que c’est tout juste ça le monde à présent, un gros panier à sous puant dans lequel l’homme passionné et sifflant d’illusions essaie de puiser un peu de respectabilité, un peu d’honneur…

Savez-vous ce que j’ai lu ce matin même dans le journal ? Et bien j‘y ai lu que des chercheurs avaient réussi à créer des animaux génétiquement modifiés, oui môssieur ! Parfaitement ! Des poulets à quatre pattes même ! Sans doute pour ceux qui, toujours prêts à payer comme de bien entendu, n’aimeraient pas les ailes ! Ils ont réussi à transférer des gènes de cuisse dans les ailes de certains embryons. Mais en vérité je vous le dis : ces apprentis sorciers marchent sur la tête !

Ha, les mécréants ! Les inconscients ! Le surhomme les hante et les dévore !… Mais ils finiront bien par se brûler les ailes à leur tour ! Ceux-là au fond ne sont pas bien méchants… C’est la science qui les aveugle… Mais ceux qui les financent alors ? Pour ceux-là, qui voient partout d’immenses profits, nous sommes en quelque sorte génétiquement anormaux. Nous sommes de la chair à génome.

Va t’on découvrir le gène du croyant, du bon soldat et du commerçant ?

Car on un trouve un gène pour tout de nos jours… Ainsi, nous sommes suspectés d’être génétiquement alcooliques, génétiquement socialistes ou bien encore, éventuellement, génétiquement pédérastes ! Et pourquoi pas, tant qu’on y est, génétiquement croyants ! Hein ?… Va t’on découvrir le gène du croyant, du bon soldat et du commerçant et puis l’implanter dans l’embryon ? Je vous le demande : serez-vous les prochains poulets ? Et bien non ! Car ce n’est pas tant le corps, la matière et la chair qu’il faudrait transformer en vérité, mais surtout l’esprit !

Où allons-nous ? Vers le progrès peut-être ? Mais c’est tout juste le progrès de la cosmétique et de la camisole chimique, oui ! Faisons-nous publicité des maladies nouvelles que nous avons créées le long de ce vaste chemin du progrès ? Oh que non, pas si fou ! C’est le 21è siècle qu’on nous rabâche… faut vivre avec son temps qu’on nous dit ! Et bien soit, c’est entendu ! Mais nous, les hommes de l’an 2016, n’avons que faire de cette rentabilité acharnée et pathétique… Et rien à faire non plus de cette scélérate culture du profit ! Nous n’avons pas besoin d’être mis en pots et en numéros ! Non, c’est une vie meilleure qu’il nous faut !