Deuxième salon littéraire des Voix Mortes, 3 et 4 juin à Clermont-Ferrand

« Nos textes s’adressent à Simone, à Josiane, à Albert, à Jean-Louis, nos textes ne sont pas des bouteilles lancées à la mer, ne sont pas des antidépresseurs, ne sont pas des distractions, nos textes sont des textes et s’adressent aux lecteurs. » (Extrait de la note d’intention des Voix Mortes)

Vous en avez marre de voir toujours les mêmes têtes, de lire toujours les mêmes noms, quand vous traînez dans les rayonnages de la FNAC ou dans ceux des librairies ? Vous en avez marre que la médiathèque ne soutienne que les auteurs déjà défendus par LireTéléramaLesInrocksLibérationLeMondeLeMatriculeDesAnges ? Vous avez l’impression de manger toujours la même soupe réchauffée à l’infini ? Nous aussi.

C’est pour ça qu’à Clermont-Ferrand est organisé pour la deuxième fois le salon des Voix Mortes, et toujours en parfaite indépendance, sans l’aide d’aucune instance culturelle, avec en tête la belle phrase de Pialat : « Si vous ne m’aimez pas, sachez que je ne vous aime pas non plus. »

toute une ribambelle de romanciers et de poètes

Il y aura donc des maisons d’édition dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler mais au catalogue magnifique. Al Dante – poésie d’avant-garde et critique sociale depuis une vingtaine d’années, qui publie aussi bien Jean-Marc Rouillan que Véronique Bergen. Trash – romans populaires gores. Lunatique – littérature contemporaine avec une attention particulière apportée à l’écriture. Caméras Animales – livres expérimentaux, collectifs parfois, mouvement Mutantiste. La Belle Époque – livres d’artistes et petits formats, aussi bien Jean-Louis Costes que Jacques Cauda.

Et aussi toute une ribambelle de romanciers et de poètes. Marlène Tissot. Boris Crack. Mathias Richard. Sylvain Courtoux. Charles Pennequin. Baptiste Brunello. Luna Baruta. Henri Clerc. Astrid Toulon. Etc. La place manque pour tout citer.

Pour finir, voici ce qu’il n’y aura pas, histoire qu’on se comprenne bien : il n’y aura pas Philippe Djian. Pas Alexandre Jardin. Pas Catherine Pancol. Pas de Grozéditeur. Pas de stand Cultura. Pas non plus, surtout pas, de gros logos dégueulasses indiquant des sponsors. Les Voix Mortes n’en ont pas besoin. Tout ce qui est nécessaire, ce sont des auteurs vivants, des éditeurs vivants, des lecteurs vivants ; et ils existent.

Les Voix Mortes, Vendredi 3 juin et samedi 4 juin à partir de 18h, programme complet et informations diverses ici.

Communiqué de Presse / Les Voix Mortes

Crédit photo : Paola Parés / Salon les Voix Mortes 2015