Emmanuel Macron visite l’Auvergne, le web s’agite !

La visite du ministre de l’économie en Auvergne en ce début de semaine n’est pas passée inaperçue. Et pour cause ! Emmanuel Macron n’en a pas été réduit à escalader une grille, la chemise en lambeau pour échapper à une foule en colère. Non. Mais il a tout de même encaissé des critiques d’une rare violence de la part de quelques syndicalistes. Et il a eu chaud aux fesses. Car les bougnats ont le sang chaud ! Petite revue de web…

25 avril matin. Issoire, dans le Puy-de-Dôme. Le ministre de l’économie vient visiter l’usine aéronautique Rexxia située dans la ZI des Listes. La visite prévue initialement au mois de mars avait été reportée pour cause de réunions sur la loi Travail. Cette fois, tout est bien cadré. Bercy lance son invitation presse avec le programme détaillé. Oui mais voilà, tout ne se déroule pas comme prévu. Emmanuel Macron est accueilli sous les huées des syndicalistes : « Vous allez le payer de vous foutre de la gueule du peuple ! », peut-on entendre notamment. Le ministre affiche un rictus d’anthropophage et reste imperturbable. « Issoire, bon vin à boire, belles filles à voir! ». Nul doute qu’Emmanuel Macron s’en souviendra.

Du côté de la presse, la séance fait rapidement le buzz. Les images d’iTélé tournent en boucle. Le Monde rapporte qu’une fois rentré dans l’usine, Emmanuel Macron aurait lancé, comme pour se rassurer : « Ca va mieux en moyenne, c’est la vérité, ce sont les chiffres. » Si ses tableaux Excel le disent… Dans La Montagne, le ministre explique que Rexxia est en train d’opérer une large transformation de son modèle classique vers ce que l’on appelle « l’entreprise du futur ». Une transformation qui, si elle est inéluctable, ne sera sans doute pas sans conséquences en terme de suppressions de postes. A quand un revenu universel, monsieur le ministre ? Le site NewsAuvergne rapporte que le ministre a décidé de s’intéresser à la vie des gens et de ne plus parler de la présidentielle. Qui va croire ça ?

« Hé Ho, t’es socialo et t’as pas d’électeurs ! »

Tout cela n’a pas laissé les internautes indifférents. Certains même se déchaînent. Sur Facebook, les commentaires fusent : « Un bon à rien le macaron ! », « mangeons-le ! », « Le pauvre Manu, mamie le consolera à son retour… » Certains commentaires sont même carrément insultants, tel ce « Connard, dégage », resté 8 heures durant sur la page de La Montagne sans que les modérateurs ne jugent bon de le supprimer. Sur le post du Point, même si quelques excités ont envie de déchirer la chemise du ministre, les réactions sont globalement à l’opposé : « Les syndicalistes sont-ils capables d’autre chose que de faire la grève et pourrir la vie des gens ? », « Moi président, je mettrais tous les syndicalistes à l’ombre pour six mois. », « Les syndicalistes sont des militants certainement sincères mais manipulés par un ramassis de guignols opportunistes se prostituant avec l’extrême gauche ».

A l’issue de sa visite, Emmanuel Macron finira tout de même par s’exprimer sur « Hé Ho La Gauche », ce qui ne manquera pas non plus de faire réagir immédiatement les internautes : « Hé Ho, t’es socialo et t’as pas d’électeurs ! », peut-on lire ici ou là. Nabilla, ou l’obsolescence programmée de la pensée ! Une brèche dans laquelle s’est royalement engouffré Raphaël Enthoven, philosophe bobo sorti d’une pub pour L’Oréal, dans sa chronique du 26 avril matin sur Europe 1 : « C’est l’interpellation magnanime d’un groupe de colonels dépourvu de soldats, une armée mexicaine qui emprunte le lexique de Nabilla pour envoyer sur le champ de bataille l’homme exténué qui sur un malentendu l’avait emporté 5 ans plus tôt ». Doutant fort qu’Emmanuel Macron soit venu lundi se faire écharper à Issoire comme un bon petit soldat de la République, c’est son mouvement « En marche » qui, en réalité, vient de connaître en Auvergne quelques soubresauts. Mais il en faudra plus pour le désarçonner.

Photo : capture d’écran itélé