Le graffeur colombien Stinkfish débarque à Lyon

Après avoir séjourné à Paris et Marseille, Stinkfish a fait équipe avec le français Cart’1 pour élaborer un nouveau portrait sur les murs de la ville de Lyon. Les deux graffeurs ont mélangé leurs savoir-faire et leurs signatures mais en gardant la touche de Stinkfish, faite d’un mélange de pochoirs et de style libre.

Le graffeur Stinkfish, ce qui peut se traduire littéralement par « poisson puant », est né au Mexique et a grandi en Colombie où ses parents ont émigré. C’est dans les rues de Bogotá où il traine qu’il commence à fréquenter des personnes qui utilisent les outils propres à l’art de rue et qui recouvrent illégalement les murs de la ville de leurs dessins souvent colorés. L’univers de Stinkfish est psychédélique.

Sa première œuvre d’importance est peinte en 2003, à Bogota. Elle représente John Fitzgerald Kennedy Junior saluant le cadavre de son père. Stinkfish a multiplié ce pochoir dans tout Bogotá, jusqu’à finir par être arrêté par la police.

Stinkfish peint là où les gens vivent

Le graffeur travaille à partir de portrait d’anonymes qu’il photographie dans la rue sans qu’ils ne soient au courant. Il établit ensuite une sélection et réalise les pochoirs qui vont lui servir pour son art mural. Ce qui intéresse Stinkfish, ce ne sont pas les lieux où sont implantés les commerces et les entreprises, déjà farcis de publicités. Il recherche les lieux où les gens vivent, avec une préférence pour les murs anciens, qui contiennent des accidents, des fissures et de l’humidité.

A Lyon, c’est une pièce vibrante qu’il a réalisée il y a tout juste quelques jours en collaboration avec Cart’1. Une œuvre toute en dynamisme, colorée et vivante. Après Lyon, Stinkfish s’est ensuite rendu à Villeurbanne. Il s’est envolé depuis pour le Honduras.