Le rassemblement des régions Auvergne et Rhône-Alpes a eu pour conséquence l’émergence d’une nouvelle entité administrative. Il se trouve que ce nouvel ensemble est devenu de fait la deuxième région touristique de la première destination mondiale.

Lyon, seconde capitale économique après Paris est une destination attractive pour les étrangers. En témoigne la Fête des Lumières qui a accueilli lors de sa 16ème édition, en 2014, plus de 3 millions de personnes venues du monde entier. On imagine les rues étroites de Lyon grouillantes et embellies par les jeux de lumières… On imagine seulement, car la fête prévue pour 2015 a été reportée au mois de décembre 2016 en raison des attentats survenus le 13 novembre dernier à Paris. La Ville de Lyon a souhaité ainsi faire acte de résistance et de solidarité.

Et l’Auvergne dans tout ça ? Est-ce un nouvel eldorado pour le patrimoine français ? L’ancienne région Rhône-Alpes saura t-elle réussir la fusion et tirer parti des terres auvergnates, terres d’aventure et de patrimoine ? L’ancien Conseil régional d’Auvergne avait pour slogan sur son site : « La région juste et grande ». Les responsables du tourisme auvergnats ont même réussi à attirer les rédacteurs du célèbre guide touristique australien « Lonely Planet » pour leur faire visiter l’un des plus beaux villages de France, Montpeyroux. Ce guide de voyage a ainsi hissé l’Auvergne au 6ème rang mondial des régions incontournables à visiter !

Jugez par vous même de l’extrême extase dans laquelle le « Lonely Planet » fût plongé en lisant cet extrait : « L’Auvergne, sixième région du classement, est un joyau méconnu, avec ses vallées glaciaires et ses sommets volcaniques. Elle se réinvente pour mieux accueillir les voyageurs (activités de plein air, ambitieux projets artistiques…), le tout sans céder une once à son charme rural. »

Un nouvel eldorado touristique ?

Conscient de cette attractivité, Laurent Wauquiez, président de la nouvelle Région Auvergne Rhône-Alpes, s’est engagé, aux côtés de la mégalopole lyonnaise, à dynamiser l’ensemble du parc touristique en Auvergne. Ceci génère déjà des emplois grâce, notamment, au thermalisme auvergnat. Avec 20 milliards d’euros de consommation touristique, 138 000 emplois directs et 180 millions de nuitées, Auvergne Rhône-Alpes est la deuxième région touristique de la première destination mondiale.

Le tout est de trouver une cohésion à ce nouvel ensemble. Ainsi, des thématiques d’excellence telles que la pleine nature, le thermalisme et la pleine santé ou encore les stations de montagne constitueront le cadre d’intervention privilégié de la Région en matière d’investissements. Une réflexion sur l’accompagnement en faveur des hébergements sera menée dans les semaines à venir.

En parallèle, la fusion des deux Comités Régionaux de Tourisme (CRT) Auvergne et Rhône-Alpes est prévue pour mi-2016. Ce rapprochement permettra de disposer d’une plateforme performante au service des destinations infra régionales, dont l’Auvergne qui bénéficiera toujours d’une promotion ad hoc. Le projet finalisé en faveur de l’économie touristique régionale sera ensuite présenté aux partenaires concernés début septembre pour une entrée en vigueur le 1er Janvier 2017.

Reste que je ne peux n’empêcher de me souvenir de ces paroles de ma chère grand-mère : « Marie, ne dites jamais à quel point l’Auvergne est belle, sinon tout le monde va vouloir venir. »